ZE RAT, BEURKA, MAXIMO PROUTTI et les autres..

Parce que parfois, se donner bonne conscience en achetant du 2ème main ne suffit pas et que chaque crise de boulimie dans une de ces grandes enseignes est un “Fuck” à la dignité humaine.

On le sait tous et toutes et nous le savons aussi depuis longtemps, nos vêtements ne sont plus les moteurs de l’économie industrielle Européenne depuis bien longtemps. Ne serait-ce que pour suivre les instructions de lavage, nous avons tous des envies de voyage en lisant les étiquettes de nos pulls. Des noms exotiques qui cachent une réalité bien moins glamour comme l’a montré l’enquête de CASH (voir lien ci-desous).

http://www.dailymotion.com/video/xr0iwd_toxiques-fringues-1-2_news

Travail des enfants, absence ou non-respect des régulations sur les heures de travail, exposition à de multiples dangers et risques dûs à des conditions de travail souvent précaires, salaires de misère…la liste est longue et entâche la réputation de quasi-toutes les marques les plus populaires, de Monoprix à Zara en passant par IKEA. Car la consommation de masse passe aussi par nos meubles au nom imprononcable qui font les choux gras de bien des comiques. Mais la réalité derrière la fabrication de ces meubles est bien moins drôle.

Un point intéressant soulevé par ce reportage est justement le contraste entre bonnes pratiques (soutenues par des campagnes publicitaires intensives) et réalité. IKEA est LE business model qui est venu secouer le milieu de la décoration d’intérieur, du marketing, du management et le site internet de la marque regorge de conseils et de promesses quant à la responsabilité sociale de l’entreprise, se voulant un pionner dans ce domaine. Mais la réalité est bien moins reluisante. Et quand les têtes blondes jouent dans leur chambre, les petits Indiens qui en ont fabriqué les tapis, eux, dorment à même le sol devant leur machine à coudre. Alors IKEA, a fait ses excuses publiques, mis en place des partenariats à coup de millions avec l’UNICEF entre autres et certifié qu’aucun enfant ne travaille pour leur sous-traitants et que toutes les régulations sont respéctées. Une fois de plus, et tout commes les autres mastodontes de la fast consommation, les sous-traitants indirects ne sont eux pas soumis à de s contrôles et sont libres de bafouer tous les principes affichés par IKEA.

Pour ceux qui sont prêts à entendre qu’IKEA est en fait tout aussi hypocrite que les autres, je vous invite à regarder l’émission de la BBC “Hard Talk” de lundi dernier avec pour invité Anders Dahlvig, CEO d’IKEA qui reconnaît lui-même ne pas être en mesure de garantir l’absence de travail infantile dans la fabrication des produits de la marque. Pour ceux qui préfèrent le lire je conseille le rapport d’Oxfam: IKEA un modèle à démonter.

Quant à ceux qui se barricadent derrière des « Mais que voulez-vous y faire, si on veut consommer local, made in Europe ou équitable c’est tellement plus cher ! ». A ceux-là je dis : Et la vie du gamin qui a fabriqué la table autour de laquelle vous conviez vos amis pour manger des petits fours et discuter du coût de la vie , cette vie vous l’estimez à combien ?

http://www.ikea.com/ms/fr_CH/about_ikea/our_responsibility/working_conditions/preventing_child_labour.html

http://www.youtube.com/watch?v=9eov-jr5tVo

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